L'histoire
Une scientifique française découvre un moyen d’utiliser sur Terre l’énergie de l’attraction des planètes. Sans aucune pollution ni nuisance, cette énergie est inépuisable, permet de créer à très faible cout de l’électricité sur Terre, et permet aussi de transporter n’importe quelle charge sur Terre ou dans l’espace. Une chance absolue pour l’humanité et la préservation de la planète. Mais encore faut-il arriver à l’exploiter.
Les enjeux, gigantesques, de cette découverte poussent certains États à vouloir s’en emparer.
Et si les femmes étaient meilleures que les hommes pour les affaires concernant l’humanité ?
Citations
Extrait #1 : (A l’Elysée)
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L’Aéronautique Marcel Dassault est dans la difficulté ?
Marc Dassault poursuivit d’une voie claire et posée, avec un sourire en coin :
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Bien au contraire, monsieur le Président. Permettez-moi d’abord de vous présenter madame Tania Fournier, sans qui cet entretien n’aurait pas de raison d’être.
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Bien, bonjour, content de savoir que tout va bien. Mais soyez clairs et concis.
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D’accord. Je vais donc commencer par un état des lieux synthétique et ne livrerai l’histoire que si vous le jugez nécessaire.
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Bonne idée.
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Bien. Aujourd’hui nous avons vingt et un hommes à nous sur la Lune et sept hommes à nous sur Mars.
Quelques secondes de silence parurent interminables.
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Pardon, j’ai sans doute mal entendu. Vous pouvez répéter ? C’est une plaisanterie n’est-ce pas ?
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Aujourd’hui nous avons vingt et un hommes à nous sur la Lune et sept hommes à nous sur Mars.
Silence lourd, le président regardait fixement les deux personnes lui faisant face, l’une après l’autre avec de grands yeux très ouverts avant de reprendre la parole d’une voix lente et totalement calmée.
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Je crois en effet qu’il va falloir me livrer toute l’histoire.
Extrait #2 : (A la tribune des USA)
S’il fallait un exemple, la pandémie de coronavirus a bien montré que certains sujets doivent être considérés globalement et non indépendamment au niveau seulement de chaque État. Et pourtant, aucun État, aucune organisation n’a agi efficacement en ce sens, c’était encore du chacun pour soi, car la politique mondiale fonctionne comme ça.
En fait, tout se mondialise. Le commerce, les transports, la communication, l’internet, la mode, la musique, même la pensée et la morale. Seule la politique reste nationale. Chaque pays dans le monde a ses propres contraintes, ses propres intérêts et sa propre culture. Mais à notre sens, il existe une réalité qui transcende ces facteurs régionaux : l’humanité. Pour nous, elle n’est pas une juxtaposition de races, de populations, ou encore de communautés. C’est une entité globale qui existe dans sa diversité. Cette humanité habite la planète Terre, et il n’y a pas d’issue de secours. Certains disent : “Pas de planète B”. Nous sommes tous contraints d’y vivre, ainsi que nos générations futures. Contraints d’y habiter, d’y faire prospérer nos familles. Épuiser les ressources de la Terre, c’est oblitérer l’avenir de l’humanité.
Préface de François Missen
" Après Jules Verne, j’en étais resté à Aldous Huxley, ces écrivains qui vous font voyager sans prendre l’avion ni consommer des herbes de Provence vendues dans les quartiers nord de Marseille. Mes rêveries décollaient de la Terre vers la Lune puis se perdaient dans la paix des profondeurs. Et pour le meilleur des mondes.
Et j’ai retrouvé "Jill Quark" perdu de vue depuis quarante ans, un vieil ami locataire ludique du « Corbu », communément appelé « la Cité du fada ». De nos rencontres dans les coursives de l’immeuble avant-gardiste des années cinquante, je conservais le souvenir de discussions passionnées sur les avantages du bicylindre sur les quatre cylindres. De la Norton Commando sur la Honda 750.
C’était avant…
S’il est vrai qu’il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas – ça reste à prouver dans les zones volcaniques – Jill et moi-même nous sommes retrouvés après des parcours respectifs inattendus, du moins en ce qui concerne Jill. De la moto, après des études de mathématiques brillantes et une carrière insolite dans l’univers bancaire en Russie, Jill s’est lancé dans l’écriture. Ni mécanique quantique ni mécanique des arbres à came, mais en digne héritier d’Huxley il plonge dans les Temps futurs dont je cite le résumé ci-après :
« En février 2108, l’Expédition de redécouverte néo-zélandaise atteint enfin la Californie. Voilà plus d’un siècle que le monde a été dévasté par une guerre nucléaire mais le fléau de la radioactivité et de la maladie ronge encore les survivants. Les membres de l’expédition s’attendent à trouver la destruction physique, mais ils ne sont pas préparés à la dégradation morale qu’ils vont rencontrer.
À faire pleurer les anges… »
Huxley était humaniste, pacifiste et satirique…
Chercheur, bricoleur – Norton ne vous lâche jamais – Jill invente un simulateur de vol à partir d’écrans obsolètes ramassés dans une poubelle de l’avenue Cantini à Marseille. Quand on fait voler sa chambre à coucher transformée en cellule d’un Concorde, il n’y a plus de limites pour aller plus loin dans l’espace et sans kérosène. Pour le bien de l’humanité.
Jules Verne, là où tu te trouves aujourd’hui, fais-toi livrer par Amazon Créatrices de futur le dernier livre de Jill Quark. Écoute donc. "
François Missen est un journaliste de grand reportage et de terrain, à ce jour seul au monde lauréat du prix Pulitzer et du prix Albert Londres.


